LES ARCHIVES COMPLÈTES DES STATISTIQUES CANADIENNES SUR LE CANCER DEPUIS 1987

31 octobre 2015 par maty185

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Sur la page ci-haut il est écrit que le système de santé au Canada  NE FAIT PAS LE SUIVI DES STATISTIQUES SUR LES TUMEURS CÉRÉBRALES PRIMAIRES!

La fréquence des tumeurs du cerveau est en augmentation, surtout chez les enfants, mais, curieusement, le système médical canadien ne suit pas ces cancers. Alors, quand la Société du cancer dit qu’il n’y a pas d’augmentation des cancers, ils n’ont pas accès à toutes les données.

Si on ne demande pas, on ne trouve pas, et personne ne semble demander.

tumeurspageenfantsnextup

Les tumeurs cérébrales sont la principale cause de décès par cancer chez les enfants sous l’âge de 20 ans, dépassant désormais la leucémie lymphoblastique aiguë. C’est la troisième cause de décès par cancer chez les jeunes adultes de 20-39 ans.

1 homme sur 144 aura une tumeur du cerveau ou du système nerveux certral dans la vie selon les toutes dernières données du Registre des Tumeurs des États-Unis:

https://grossessequebec.wordpress.com/2015/11/24/1-americain-sur-144-recevra-un-diagnostique-de-cancer-du-cerveau-ou-du-systeme-nerveux-central-snc-au-cours-de-sa-vie-selon-le-registre-central-des-tumeurs-du-cerveau-des-etats-unis-et-le-risque-d/

Source de la capture d’écran du 30 janvier 2016 ci-haut : http://www.braintumour.ca/2494/brain-tumour-facts

Un registre ?

Pour la Coalition priorité cancer, il est impératif que le gouvernement provincial crée un registre national des cancers.

«Ce sont des coûts astronomiques, et c’est pour ça qu’il faut une agence qui coordonne la lutte. Si on ne s’y attaque pas de manière coordonnée, ça va être tout un branle-bas de combat», croit Mme Rodrigue:

http://www.journaldemontreal.com/2016/01/16/le-deces-de-vedettes-montre-que-le-combat-contre-le-cancer-nest-pas-gagne

Vous devriez aller lire la fin de tous ces rapports et les petits charactères…. où sont les données du Québec depuis 1987 ?  http://publications.gc.ca/site/eng/9.502487/publication.html

On veut bien croire que le Québec a donné comme raison des divergences de calculs, le respect de la vie privée et aussi que nous sommes tous des Canadiens avec un style de vie similaire.  Nos données devraient ressembler beaucoup aux autres donc pas besoin d’en fournir la totalité ?… mais … comment peut-on avoir des statistiques complètes et crédibles pour le Canada si depuis 1987 on fait TOUJOURS comme ça?  Une année de temps en temps on peut comprendre mais… On s’inquiète pour des riens ou ?…

Et ce n’est pas parce que nous n’avons pas de données.  Les chercheurs peuvent y avoir accès.  Il y en a plein puisque quand les gens décèdent il faut bien dire de quoi ils sont morts non ? …

Allez voir ici si on retrouve nos données: http://www.cancer-rates.info/naaccr/

Sachant que le Québec a depuis longtemps un registre des tumeurs il est intriguant de lire la méthodologie dans les rapports de 1987 à 2014.  Pendant toutes ces années il n’y avait pas moyen de s’entendre sur UNE méthodologie?

Voyez par vous-mêmes ci-bas…

Rapport 2015 tableau page 73, page 131 et extrait page 132:

Cette phrase se retrouve tapissée pratiquement partout dans ce rapport de 2015 et dans la plupart des rapports précédents pour plusieurs tableaux ou cancers:

« Aux fins de l’estimation, les cas du Québec ont été exclus pour des
raisons liées à la détermination exacte du statut vital. »
D’autres phrases similaires y sont aussi tentant d’expliquer le statut « unique » du Québec?

http://www.cancer.ca/~/media/cancer.ca/CW/cancer%20information/cancer%20101/Canadian%20cancer%20statistics/Canadian-Cancer-Statistics-2015-FR.pdf

cancerstatsquébecpage73_2015extrait

cancerstatsquébecpage131_2015extrait

« Survie
Les données du Québec ont été exclues parce que la méthode utilisée dans cette province pour établir la date à laquelle le diagnostic de cancer a été posé diffère de celle utilisée dans les autres provinces (42) et en raison de questions liées à la détermination du statut vital exact des cas diagnostiqués.
Prévalence
En raison de questions liées à la détermination du statut vital des personnes diagnostiquées pendant qu’elles résidaient au Québec, les données sur la prévalence pour cette province ont été déterminées indirectement (voir Méthodologie, ci-dessus). Les estimations de la prévalence ont été calculées à l’aide des pourcentages de prévalence observée correspondants calculés pour le reste du Canada, stratifié selon l’âge, le sexe et le type de cancer. »
Rapport 2014 page 117 :

NOTEZ BIEN QUE LES PAGES SUIVANTES DONNENT ENCORE PLUS DE DÉTAILS SUR LES DONNÉES PROVENANT DU QUÉBEC ET CELA VAUT LA PEINE D’ALLER LES LIRE ici: http://publications.gc.ca/collections/collection_2014/statcan/CS2-37-2014-fra.pdf

cancerstatsquébecpage117_2014extrait

Rapport 2014 page 124 :

cancerstatsquébecpage124_2014extrait

Rapport 2014 page 125 extrait:

« Survie
Les données du Québec ont été exclues parce que la
méthode utilisée dans cette province pour établir la
date à laquelle le diagnostic de cancer a été posé diffère
de celle utilisée dans les autres provinces et en raison
de questions liées à la détermination du statut vital
exact des cas diagnostiqués.
Prévalence
En raison de questions liées à la détermination du
statut vital des personnes diagnostiquées pendant
qu’elles résidaient au Québec, les données sur la
prévalence pour cette province ont été déterminées
indirectement (voir Méthodologie, ci-dessus). Les
estimations de la prévalence ont été calculées à l’aide
des pourcentages de prévalence observée
correspondants calculés pour le reste du Canada,
stratifié selon l’âge, le sexe et le type de cancer. »
cancerstatsquébecpage125_2014extrait

Rapport 2011 extrait page 121 avec image de la page 125:

« Au Québec, les cas diagnostiqués d’après les certificats de décès seulement n’ont, de façon générale, pas été signalés au RCC, sauf pour la période de 2000 à 2006. Le nombre de cas diagnostiqués d’après les certificats de décès seulement au Québec en 2007 a été estimé à partir de la moyenne de 2002 à 2006. De plus, le registre étant tributaire des données transmises par les hôpitaux, le nombre de cas de certains cancers, en particulier ceux pour lesquels le rapport de pathologie représente la principale source d’information sur le diagnostic, est sous-estimé. La remarque vaut en particulier pour le cancer de la prostate, le mélanome et le cancer de la vessie. »
http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/statcan/CS2-37-2011-fra.pdf
cancerstatsquébecpage125_2011extrait
Rapport 2010 extrait page 1 et page 108-109 et tableau page 59-68-112 :
« Incidence et mortalité selon la province
En général, les taux d’incidence et de mortalité sont plus élevés dans les provinces de l’Atlantique et au Québec. C’est en Colombie-Britannique qu’ils sont les plus bas.
Chez les hommes, le taux d’incidence du cancer du poumon et le taux de mortalité attribuable à ce dernier continuent d’être les plus élevés au Québec et les plus faibles enColombie-Britannique. Chez les femmes, on prévoit que c’est la Nouvelle-Écosse qui enregistrera le taux d’incidence le plus élevé, tandis que c’est le Québec qui devrait enregistrer le taux de mortalité le plus élevé. »
« Au Québec, les cas diagnostiqués d’après les certificats de décès seulement n’ont, de façon générale, pas été signalés au RCC, sauf pour la période de 2000 à 2005.
En outre, comme le registre dépend des données d’hôpitaux, le nombre de cas de certains cancers est sous-estimé, surtout lorsque les renseignements diagnostiques proviennent surtout des services d’anatomopathologie. La remarque vaut en particulier pour le cancer de la prostate, le mélanome et le cancer de la vessie2.
Les cancers de la peau autres que le mélanome sont exclus parce que la plupart des registres provinciaux et territoriaux du cancer ne recueillent pas de données sur ces cancers. Il est difficile d’enregistrer de manière exhaustive ces types de cancer, pourtant répandus, parce qu’ils peuvent être diagnostiqués et traités dans des cadres divers et sont très nombreux. C’est pourquoi les calculs fondés sur les trois registres qui rendent compte de ces cancers (voir la section sur l’estimation de l’« Incidence du cancer de la peau autre que le mélanome ») sont vraisemblablement des sous-estimations. »
« Survie
Les analyses de survie ne comprennent pas les données sur les cas diagnostiqués au Québec, entre autres parce que la méthode de vérification de la date du diagnostic du cancer utilisée dans cette province diffère de celle utilisée dans les autres registres provinciaux du cancer111 et en raison de questions liées à la détermination du statut vital exact des cas. »
cancerstatsquébecpage59_2010extrait
cancerstatsquébecreins_2010extrait
cancerstatsquébecpage112_2010extrait
Rapport 2008 page 4 :
http://publications.gc.ca/collections/collection_2008/statcan/CS2-37-2008F.pdf
cancerstatsquébecpage4_2008extrait
 Rapport 2007 page 69 :
 http://publications.gc.ca/collections/Collection/CS2-37-2007F.pdf
cancerstatsquébecpage69_2007extrait
Rapport 2004 page 24 extrait:
« Étant donné qu’au Québec, le registre dépend des données des hôpitaux, le nombre estimatif des cas de cancer de la prostate, de mélanome et de cancer de la vessie est sous-déclaré de 32 %, de 35 % et de 14 %, respectivement. Le personnel responsable du fichier des tumeurs du Québec est au fait de ce problème, et des mesures ont été prises pour corriger la situation. »  http://publications.gc.ca/collections/Collection/CS2-37-2004F.pdf
cancerstatsquébecpage24_2004extrait
Rapport 1999 page 64 :
cancerstatsquébecpage64_1999extrait

Rapport 1990 page 64 :

cancerstatsquébecpage64_1990extrait
Rapport 1987 page 30-31 :
 http://publications.gc.ca/collections/collection_2011/statcan/CS2-37-1987-fra.pdf
cancerstatsquébecpages30et31_1987extrait

 

Le Canada a besoin d’une politique et d’une stratégie nouvelles en matière de sciences. Les orientations qu’a prises le gouvernement fédéral risquent de freiner les progrès scientifiques et compromettent l’intégrité et l’indépendance de la recherche scientifique publique. En témoignent le rétrécissement du soutien fédéral à la recherche fondamentale, les tentatives d’arrimage du financement à des priorités d’ordre politique ou à des projets aux perspectives commerciales assurées, le bâillonnement des scientifiques fédéraux, et les coupes radicales appliquées aux organismes, aux programmes et aux bibliothèques scientifiques du gouvernement.

«Nous sommes très préoccupés par la propension croissante du gouvernement à outrepasser le processus d’évaluation par les pairs.» : http://www.acfas.ca/publications/decouvrir/2014/02/consultation-brumeuse

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